Le corossolier

corossol

 

Nom latin :

Annona muricata ou macrocarpa auct. . Il  existe de nombreuses variétés, environ 150 espèces.

Dont les plus connues : Annona cherimola, Annona glabra, Annona muricata, Annona reticulata, Annona squamosa, Annona triloba.

 

Noms communs :

Corossolier, corossol,

 

Noms du fruit :

Corossol, anone, graviola, anone du Brésil, guanabana

 

Origine :

Il est originaire de l’Amérique centrale, du sud et des Caraïbes.

 

Description :

Il est de la famille des annonacées, souvent des arbres et lianes tropicales. L’Ylang-ylang fait partie de cette famille.

C’est un petit arbre de 3 à 10 mètres de hauteur.

corossol5

Il a des feuilles oblongues-lancéolées brillantes:

corossol-feuille

 

 

 

 

 

 

Les fleurs sont jaunes, à 6 pétales et apparaissent sur la branche à l’opposé des feuilles.

corossol fleur

Les fruits sont blindés de gros pépins noirs, de la taille d’une petite cacahuète. Le fruit est de la taille d’une grosse pomme, vert, mou quand il est bien mûr, il est couvert d'aréoles (petites excroissances souvent présente sur les cactus) incurvée souple. Sa chair blanche est légèrement sucré, avec un petit peu un goût de lait je trouve. Il y a peu de chair, un peu comme le grenadier.

Anone

 

Composition :

Son principe actif est l’acétogénine annonaceous. Le corossol est riche en glucides, plus particulièrement en fructose. À part cela, il contient des minéraux, des acides aminés et des alcaloïdes. Il renferme aussi des vitamines C (qui facilite l’absorption du fer), B1 et B2, des fibres, fer, magnésium,  potassium et calcium.

 

Propriétés :

Les vertus de ce fruit et de l’arbre entier (feuilles, écorces, racines)  sont méconnues par la majorité de la population dans le monde.

Le corossolier est indiqué pour lutter contre le trouble du sommeil (thé corossol par le Père labat). Il permettrait d’avoir un sommeil calme et réparateur, idéale pour les personnes stressées, anxieuses, déprimées ou souffrants de troubles nerveux.

On l’utilise pour lutter contre le vers intestinal ou contre les infections d’origine virale : C’est en outre un agent antimicrobien pour les infections bactériennes, parasitaires et fongiques.

Il stimule la digestion et combles les carences en vitamines. Il calme les rhumatismes, l’arthrite, me diabète, le cancer et les troubles cardiaques.

Des études sur les souris contre le cancer auraient montré son intérêt contre le cancer : Les vertus de ce fruit sont méconnues par la majorité de la population dans le monde. Je vais vous chercher l’étude ! Ah : Selon les résultats des recherches de l’université américaine PURDUE, ce sont les feuilles de cet arbre qui sont plus importantes. En effet, elles peuvent détruire des cellules cancéreuses, et les feuilles seraient les plus intéressantes. Ainsi, s’il vous arrive de faire chez vous du jus, choisissez avant le jus de corossol !

Effets secondaires : Demandez à votre médecin avant tout utilisations abusives ou en automédication, en effet, l’alcaloïde et l’annonacine contenus dans la plante pourraient provoquer la maladie de Parkinson.

 

Etude réalisée :

Idéale pour le cancer :

Le graviola a été utilisé pendant plus de 40 ans aux États-Unis, en Europe et en Asie. Des centaines de documents de recherche dans plus de 20 laboratoires, le plus haut niveau scientifique réalisée par le National Cancer Institute, National Health Centre et le U. S. Université de Purdue et de la Faculté des Sciences médicales de l'Université catholique de Corée, cesétudes montrent que les Graviola, anti cancer est la plante la plus puissante de la planète, étude réalisée à l'Université Purdue (USA), a montré que le contenant acétogénines graviola peut inhiber sélectivement la croissance des cellules cancéreuses et inhiber la croissance de cellules tumorales, ce qui explique pourquoi la société plus puissante transnationale, a tenté de brevet, mais être le résultat naturel n'est pas brevetable.

Graviola et Cancer:

Plusieurs études sur ce qui précède, confirmant la notoriété de Graviola, des études scientifiques ont montré des bénéfices exceptionnels pour le traitement de certains types de cancers, en particulier ceux situés dans les poumons, le pancréas et la prostate. Contient de puissants anti-cancers actifs ou cytostatiques. Des études comparatives ont été faites in vitro et in vivo en comparant l'effet de l'adriamycine (chimiothérapie appelé). Il a été constaté que le Graviola est 10.000 fois plus puissant, et qui tue les cellules cancéreuses sans nuire aux cellules saines, et protège et augmente le système immunitaire.


En 1976, le Dr Jerry McLaughlin de l'Université de Purdue a découvert l’acétogénines ANONACEA Graviola, est un puissant anti-cancer. Suite de cette recherche à l'Institut national du cancer prouver leur efficacité dans le cancer du côlon et de la prostate. Le National Health Center utilisé pour d'autres types de cancer (estomac, du rein et du sein).

 

Contre-indication :

L'équipe du Dr Dominique Caparros-Lefèbvre a montré dans une série d'études commencée en 1991 que la consommation de corossol (et de ses feuilles infusées), ainsi que celle d’autres espèces appartenant au même genre botanique, était potentiellement la cause d’une forme de parkinsonisme atypique basées sur un apport de L-DOPA. Ainsi, en Guadeloupe, où l'étude initiale a été menée, 77 % des patients parkinsoniens présentaient une forme atypique (contre 20 % dans la population normale). En faveur de cette hypothèse, les médecins ont observé que la cessation de la consommation de corossol entraînait une cessation de la progression des symptômes (et même une amélioration, chez un des patients).


Une telle augmentation des formes atypiques de parkinsonisme avait déjà été observée sur l'île de Guam, où le parkinsonisme était associé à une sclérose latérale amyotophique. Dans ce dernier cas, des facteurs environnementaux (notamment la forte concentration d'aluminium dans l'eau de consommation, ou encore l'implication de toxines bactériennes via la chaîne alimentaire) avaient été invoqués pour expliquer ce phénomène, mais il se pourrait que la consommation de plantes de la famille des Annonaceae dans l'alimentation ou la médecine traditionnelle soient en partie responsables de l'augmentation de la fréquence de parkinsonismes atypiques.


Les composés potentiellement responsables de la dégénérescence neuronale ont été identifiés, et appartiennent à deux classes chimiques très différentes. D’une part, des alcaloïdes de types benzyl-tétrahydroisoquinoléique et apparentés, de faible puissance en tant qu’inducteurs d’une mort neuronale par apoptose, mais pouvant participer à la symptomatologie chez les patients, ont été identifiés il y longtemps au sein des fruits.

Plus récemment, des acétogénines ont été détectées dans le fruit. L’annonacine, représentant majoritaire de cette famille d’inhibiteurs de la respiration mitochondriale au sein de l’espèce, a montré une neurotoxicité importante in vitro 3 et in vivo 4. Des études complémentaires, notamment épidémiologiques, restent nécessaires avant de conclure de manière formelle à l'implication de ces toxines dans les pathologies guadeloupéennes.

 

Posologie : 

Utiliser son jus de fruit est idéal, surtout pour la digestion ou le manque de vitamines.

L’infusion de racines et de feuilles est utilisée en cas de diabète et de spasmes.

Les feuilles macérées dans du sel ferait mûrir les tumeurs ( ???).

jus-de-corossol-350ml-foco

 

Utilisation/Histoire :

Originaire de Caracas (Vénézuéla), d’autres disent du Pérou et naturalisé depuis de longues années dans toutes les Antilles, il paraît que les premiers plants ont été introduits au 17ème siècle depuis Curaçao, par les occupants français de la Martinique.

Voici ce qu'écrivit le Père Labat à ce sujet « L'arbre que les Français appellent Corossolier et son fruit, Corossol, se nomment Guanabo chez les Espagnols, Cachiman ou Momin chez quelques autres Européens qui habitent l'Amérique...Les Français, qui en trouvèrent beaucoup de cette espèce en une île hollandaise près de la Côte de Carac, appelée Curaçao ou Curasso, ou Corossol par corruption, et qui en rapportèrent l'espèce aux îles françaises, lui ont donné le nom de cette île au lieu du sien propre, soit qu'ils ne le sussent point, soit pour quelque autre raison qui n'est point venue à ma connaissance. ».


Le nom de Corossol fut très vite adopté par les populations. Un village à Saint-Barthélémy et une rivière, sur la route de la traversée, dans le parc naturel de la Guadeloupe, s'appellent ainsi.

 

Que fait-on du fruit ?

On le mange ! J’ai testé crû ! Ca a un goût qui ressemble un peu aux yaourts sucrés pour ma part. Certains diront du litchee, d’autres du chewing-gum malabar.

Le Corossol se mange nature, en tranches, ou bien en jus, très rafraîchissant et légèrement acidulé. Ce sont les deux façons les plus courantes de le consommer aujourd'hui dans nos îles. Mais autrefois, au début de la colonisation, on rivalisait de recettes. D'après le Père Labat, il existait le Corossol frit avec de l'huile ou du saindoux, le Corossol en beignet et un « vin » de Corossol, très bon, paraît-il.


Corossol frit ou Corossol en beignets « on le cueille souvent avant qu'il soit tout à fait mûr ; on le pèle, on le coupe par tranches, et après en avoir ôté les graines, on le frit avec l'huile ou le beurre, ou le saindoux que les Espagnols appellent Manteca, qui signifie Beurre... et on le mange avec un jus d'orange. Quelquefois, après qu'il est coupé par tranches bien minces, on le passe dans une pâte claire, et on le fait frire comme des beignets aux pommes, et on en mange avec le sucre et le jus d'orange. » (Père Labat). 

LABAT

D'autres utilisations :

En plus de son utilisation en cuisine, le Corossol a aussi, paraît-il, des vertus thérapeutiques.  Au 17e siècle, on pensait déjà que c'était un remède contre la fièvre. C'est ainsi qu'il était conseillé d'en faire manger quelques tranches aux malades. C'était aussi une médication de la diarrhée, causée par la chaleur.

En tisane, les feuilles du Corossolier sont très employées, car elles sont calmantes et favorisent la digestion. « On se sert aussi des feuilles macérées dans l'eau tiède, pour frotter les parties du corps affectées de coups de soleil » (R.P. Duss).

Mais c'est en infusion que les feuilles sont les plus utilisées dans nos îles, car elles sont, paraît-il, un excellent somnifère. Il fut un temps, où personne n'allait se coucher sans prendre son « thé de Corossol », car c'était soi-disant le meilleur moyen de s'endormir paisiblement et de passer une bonne nuit. Combien de fois me suis-je fait réveiller d'un sommeil profond par ma propre mère, car j'avais oublié de prendre mon « thé de Corossol », c'est-à-dire mon fameux somnifère !

Une plante utilisée pour confectionner des lisières

Gliricidia_sepium_(Madre_de_cacao_-_Mindanao,_Philippines)

Gliricidias

(Dans les îles caraïbes) De nos jours, la majeure partie des lisières sont faites de « Gliricidias » ou « Glicéridias » (Gliricidia septum Jacq.), aux 17e et 18e siècles, comme le notait déjà le Père Labat, il était courant de les faire en Corossolier « Le Corossolier vient beaucoup mieux de graine que de bouture. Quand on en veut faire des lisières, on plante les graines en pépinière, et lorsque les jets ont quatorze ou quinze pouces de hauteur, on les lève dans un temps de pluie, et on les plante au cordeau... Ces sortes de lisières viennent fort vite ; elles sont très bonnes, couvrent bien les lieux qu'elles doivent garder. Leurs feuilles qui sont fortes et en grand nombre, résistent facilement à l'impétuosité du vent, et leur bois qui est fort souple et ployant, est moins sujet à se rompre que des arbres plus raides, et plus forts ». C'est de cette façon que la majeure partie des Cacaoyères étaient protégées du vent.

Les graines du corossol sont également utilisées au Guatemala, dans la région de Livingston, pour l'artisanat local (commerce équitable) dans une tribu indienne au bord du Rio Dulce (sculpture de tortues, lamantins, toucans et chouettes).

 

Recette :

Lait de corossol :

Ingrédients

  • 1 gros carossol
  • 100 gr de sucre
  • 2 boites de lait 1/2 écrémé concentré
  • 1 sachet de sucre vanillé


Préparation

  1. Peler un gros corrossol, écraser la chair avec une cuillère à soupe.
  2. Ajouter le sucre.
  3. Puis mettre les 2 boites de lait.
  4. Mettre au frais.

 

Crème de corossol :

Ingrédients

  • 2 corossols
  • 50 cl d'eau
  • 150g de sucre


Préparation

  1. Eplucher les corrosols et les épépiner.
  2. Réaliser un sirop avec le sucre et l'eau.
  3. Mixer la pulpe des corossols et l'ajouter au sirop

 

Confiture de corossol :

  • 1 kg de corossols
  • 800 g de sucre roux
  • 1 citron
  • 1 gousse de vanille

Préparation

  1. Lavez le citron presez, récupérez des zestes. Dans votre bassine à confitures, versez une demi litre d'eau, le sucre, le jus du citron et le zeste de citron. Bien mélanger.
  2. Ajoutez les morceaux de corossol et mettez sur feu moyen pendant 30 minutes en écumant de temps en temps.
  3. Vérifiez la cuisson en versant quelques gouttes sur une assiette froide puis penchez l'assiette. La confiture doit couler doucement. Puis mettre en pot quand c'est bon!

 

Vin de corossol du 17ème:

A fermenter pendant deux jours à peu près, le jus de Corossol devenait, paraît-il, « comme un petit vin gaillard et de plus agréable ». Si on exprime le suc de ce fruit, on en fait une liqueur tout à fait rafraîchissante et agréable, en y mettant un peu de sucre pour corriger la pointe de ses acides. Si on la laisse fermenter pendant trente à quarante heures, elle perd toute son acidité, et devient comme un petit vin gaillard et de plus agréable, mais qui donne furieusement à la tête. Ce vin demeure dans sa bonté pendant un jour et demi ou deux jours, après quoi il s'aigrit insensiblement, et en cinq ou six jours, il devient un vinaigre des plus forts. » (Père Labat).

 

Résumé: 

Je vous souhaite de faire comme moi, de l'avoir croiser au supermarché sur l'étalage fruits exotiques! :) Bonne appétit!